Riva Bella
DESCRIPTION
Superficie : 78 ha
Pour vous, un domaine de 70ha tout près d'Aléria, ancienne capitale romaine, âme de la Corse, à la croisée des chemins de découverte de l'île... Venez vous perdre au milieu des genévriers, des lentisques, des mimosas, arbousiers, chênes verts et pins pour découvrir ce paradis sauvage où vous rencontrerez nos hôtes insolites: d'altiers lamas dans leur parc.
A Riva Bella, soleil levant, soleil couchant,la Corse et les Corses vous accueillent dans la convivialit et l'authenticité pour vous dévoiler les charmes secrets de leur région...
Savourez la Corse de la mer et des terroirs dans ce site naturel où, au coucher du soleil, le ballet des hérons et des aigrettes accompagne tout une cuisine d'émotions, tout un art de vivre exquis que Riva Bella tient à préserver.
Equipement: thalassothérapie (sauna, hammam...), restaurant, parc animalier de lamas, ferme bio, epicerie, animations en soirée, bar, location de matériel nautique, sports nautiques, activités sportives, randonnées, parcours de santé.
Plus d'infos: www.rivabella-corsica.com
Membre du groupement France 4: http://www.france4naturisme.com/
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Lu sur : http://info.club-corsica.com/eco_93_001.html
Longtemps réservé aux seuls naturistes, le domaine de Riva Bella accueille depuis 2002, tous ceux qui veulent se refaire une santé par la balnéothérapie. Deux femmes, soeurs, dirigent ce domaine de 78 hectares d'une beauté époustouflante.
Il en faut
de la patience, de l'énergie et de la persuasion pour imposer
un projet économique. Partout sans doute, mais singulièrement
en Corse où bien des cultures existent, notamment l'art de la
palabre, sauf une, celle qui justement permettrait d'imposer toutes
les autres, la culture économique. La difficulté est
augmentée d'autant, quand on s'occupe de tourisme, créneau
dans lequel la Corse ne sait toujours pas ce qu'elle veut, ne sait
même pas si elle en veut. Conséquence : elle est
condamnée à avancer à tâtons, faute d'un
consensus suffisamment large, comme le démontre, en ce moment
même, la polémique autour de l'implantation d'un nouveau
port à Bastia.
C'est cependant le défi qu'essaient
de relever depuis 1978 - question patience, on est déjà
servi -, les soeurs Marie-Claire Gaddoni et Marie-Noëlle
Pasqual, sur leur domaine de Riva Bella, situé sur la commune
d'Aleria. Deux femmes à la tête d'une affaire qui en
impose - quelque 78 hectares à gérer ! -, autant dire
que la persuasion leur est une seconde nature. Reste l'énergie
: elles en ont à revendre. Comme le prouve leur dernier
investissement dans la balnéothérapie : 1, 5 million
d'euros. Plus précisément, dans quoi travaillent-elles
? Dans le corps, l'ivresse du corps, dans un infini mis à la
disposition de leur clientèle entre maquis et mer. Elles
offrent
mieux
qu'un cadre voué au bien-être, quelque chose qui n'a pas
de prix, quelque chose comme une nouvelle approche de la liberté.
« On dit parfois que la plaine orientale est un peu
monotone. Regardez », lance Marie-Claire Gaddoni. Et on
est époustouflé par la beauté des lieux dont son
père fit l'acquisition au début des années
soixante leur donnant immédiatement une vocation de loisirs.
Fallait avoir l'oeil, et le bon, pour repérer cette terre
sauvage que jouxte, au sud, l'étang de Diana dont on
distingue, sur le rivage, la tour.
Au volant d'une voiturette de
golf, Marie-Claire Gaddoni emprunte un entrelacs de pistes de terre
bordées de chênes, d'arbousiers, de lentisques et, en
bordure du sable, des genévriers centenaires, et toutes les
senteurs qui vont avec, et sur lesquelles insiste un soleil radieux.
Des lamas, par dizaines, qui broutent l'herbe tendre ; ces hôtes
insolites sont les jardiniers les plus écolos. On n'est pas au
bout de ses surprises en croisant des pensionnaires, en tenue d'Ève,
qui font leur footing sur un sentier prévu à cet effet.
On les retrouvera sur la plage, en famille, dans le plus simple
appareil. Car, nous sommes bien en pays naturiste. C'est même
la vocation première de Riva Bella. De toute l'Europe, les
habitués du bronzage intégral s'y donnent rendez-vous
en réservant d'une année sur l'autre. À leur
disposition : un terrain de camping, un village de toile et 98
bungalows disséminés dans des coins de verdure. Pas
très identitaire ce mode de vie : « Détrompez-vous,
les Corses s'y mettent de plus en plus. »
De toute
façon, sous l'impulsion des deux Marie, Claire et Noëlle,
ce n'est plus le seul registre de Riva Bella. À la recherche
de l'absolu du corps, elles ont ouvert un espace santé, ouvert
à tous et toute l'année. Pour en parler, direction : la
plage. On est payé de calme sur la terrasse du bar face à
la mer. Les touristes qui, en ce début de matinée, y
savourent un petit-déjeuner ont la tête renversée
au dossier de leur fauteuil, les yeux plantés dans le ciel.
Marie-Claire Gaddoni ne compte plus les heures passées à
rendre son outil de travail le plus performant possible et à
assurer sa promotion pour une affaire qui s'équilibre, sans
plus. Comme elle le dit elle-même : « Il faut du
temps pour avoir un retour sur investissement. » Pourtant
- c'est une exception notable -, il sera impossible d'arracher à
ce chef d'entreprise la moindre critique des pouvoirs publics. Tout
au plus, regrette-t-elle, « le manque de low cost dans les
transports et, de façon plus générale, la
mauvaise desserte de l'île, avec l'extérieur comme à
l'interne ». Avec pour conséquence, une saison trop
courte. Pour le reste, elle a appris à ne compter que sur
elle-même. Et c'est encore le cas avec l'ouverture, en 2002, du
SPA (Salus per aquam) qui s'étend sur 500 m2 de bâti,
juste dans le prolongement du bar.
On y rentre comme dans un
temple dont l'unique liturgie récite les versets du corps.
Tout lui est dédié, pour le détendre, le
décontracter, l'harmoniser, afin de chasser le stress qui
embarrasse l'esprit. On est pris en main par des prêtresses. À
chacun son autel ou sa chapelle : mille douches, des baignoires
bouillonnantes - même Serge Blanco, l'arrière mythique
du XV de France qui pourtant dirige un complexe de thalassothérapie
de renommée mondial au Pays basque a été
impressionné -, sauna bien sûr, hammam, salle de sports,
cabines de soins. Onctions diverses avec toute la gamme des produits
« Realia » dont le laboratoire se trouve à
Cervione. Et touche finale : un parcours marin, avec tous les
raffinements du genre, dans une eau à 32 degrés et sous
la direction d'un moniteur pour les séances de gymnastique.
L'extrême, c'est la suite : quand on va s'étendre
sur une chaise longue, noyée de soleil, face à la
chaîne enneigée du Monte d'Oro qui se dessine au loin.
On se dit alors, comme dans la chanson, « Le paradis,
c'est ici. »
Retour à la voiture golf pour la
dernière halte : au restaurant. On y parvient en empruntant
une autre piste en terre battue piste qui partage, juste pour la
beauté des yeux, l'étang de Terrenzana sur lequel
s'ébroue le gibier d'eau. La terrasse en surplomb donne à
voir cette petite merveille. Le chef, Graëme Roullier, sert des
menus diététiques ou végétariens, mais
aussi une cuisine plus traditionnelle à base surtout de
poissons que relèvent des épices exotiques. Quant aux
moules et aux huîtres charnues, il n'y a qu'à se baisser
avec l'étang de Diana tout proche.
Décidément,
il y a des journées, fussent-elles consacrées au
travail par la rédaction d'un article, dont on se souvient.
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Dernière mise-à-jour: 10/06/2007